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Angoisses & Hypervigilence maternelle

Reconnaître les symptômes pour éviter le glissement de la "Préoccupation maternelle Primaire" normale en Post accouchement vers la Dépression du Post-Partum.

Le dérèglement hormonal et émotionnel qui suit l’accouchement, l’entrée dans une nouvelle identité psychique (celle de maman) et la confrontation soudaine à la responsabilité de subvenir à tous les besoins d’un nouveau-né peuvent induire chez la maman et suivant les circonstances, une modification plus ou moins brutale de son équilibre nerveux qui peut la mener à un état d’hypervigilance maternelle.

Rachel Petit, représentante de l’association Maman Blues, nous explique que les dérèglements hormonaux qui se produisent après l’accouchement permettent la mise en place de la « préoccupation primaire maternelle ». Celle-ci se définit par un état normal et physiologique qui permet aux mères d’adopter un comportement adapté pour répondre aux besoins de leur bébé et de créer leur lien d’attachement. L’hypervigilance maternelle est une aggravation de cette préoccupation. Un terme utilisé pour parler d’un état de sur adaptation, où fatigue et anxiété s’installent de façon disproportionnées et se prolongent au-delà de la période du baby blues et peuvent conduire à la dépression post-partum. " Le dérèglement hormonal et émotionnel qui suit l’accouchement, l’entrée dans une nouvelle identité psychique (celle de maman) et la confrontation soudaine à la responsabilité de subvenir à tous les besoins d’un nouveau-né peuvent induire chez la maman et suivant les circonstances, une modification plus ou moins brutale de son système nerveux qui peut la mener à un état d’hypervigilance maternelle. Les choses s’apaisent normalement d’elles- même quand la maman est bien environnée et que ses hormones se rééquilibrent."


Gare à la dépression du post-partum


Toutefois, si cet état ne passe pas et se prolonge, angoisses et fatigue évoluent en spirale, enfermant la maman dans des états de stress intenses alors - par exemple - que l’enfant dort et qu’il est en sécurité. « L’anxiété et l’épuisement dûs à un manque sévère de sommeil peuvent continuer d’altérer l’humeur, la santé mentale et physique de la mère et de l’enfant ainsi que leur lien d’attachement. Et cela, peut à plus ou moins long terme, évoluer vers un syndrome de Dépression du Post Partum (DPP). C’est pourquoi il est important pour la mère, le couple, l’entourage d’être informés au sujet de ces difficultés, de connaître des lieux et des personnes ressource afin de pouvoir en parler suffisamment tôt. », nous partage Rachel Petit.


Angoisses et Troubles du sommeil liés à l’hypervigilance maternelle : quand s’inquiéter ? Qui consulter ?


Il est parfois difficile pour la maman de prendre du recul sur ce qu’elle vit. La culpabilité, la tristesse, le contexte familial, l’isolement sont autant d’autres éléments à prendre en considération. Les mères ont parfois du mal à chercher de l’aide et ont souvent peur de parler de leurs difficultés de peur d’être jugées. Il faut les informer, les rassurer, les sécuriser, les orienter, les soutenir. Il y a toujours, même si c’est dans une moindre mesure, une grande souffrance qui risque d’évoluer vers des pensées morbides . Rachel Petit nous explique qu’il faut contacter les lieux et personnes ressources autour de soi. En parler à une personne de confiance, une référente Maman Blues qui saura écouter et orienter, sa sage-femme, son médecin, une infirmière, un pôle périnatalité local, le service de Psy-périnatalité, une conseillère en parentalité... Idéalement dès que les troubles dépassent une dizaine de jours, s’installent et s’amplifient. Il faut agir au plus tôt, parler de ses difficultés pour que le mal-être ne s’ancre pas dans le temps. L’entourage peut avoir un rôle important à cette étape.



Trouver de l’aide grâce à une association


Si vous vous reconnaissez dans l’une de ces définitions de l’hypervigilance maternelle et que vous ressentez le besoin d’échanger sur votre situation, vous pouvez vous tourner vers des associations spécialisées. Maman Blues est une association de mamans ayant vécu des difficultés maternelles, dont la vocation est d'en porter la voix, pour informer les mères et les soutenir. La structure veille aussi à communiquer auprès du grand public et des professionnels de santé sur ces sujets pour mieux les informer.« Les représentantes locales ont pour vocation de témoigner sur leur expérience, d’apporter un soutien, un temps d’échange et d’écoute aux mamans, futures mamans, papas ou aux couples en difficulté. Elles peuvent faire un lien- relais avec des structures de prise en charge ou des professionnels de la périnatalité. Il vous est possible d’entrer en contact par mail avec l’une de ses référente qui vous proposera un temps d’écoute en toute discrétion et des pistes d’orientation selon votre situation. » Si vous n’avez pas de représentantes proches de chez vous, l’association met également à disposition un forum de discussion sur son site internet où vous pouvez vous informer, lire des témoignages et partager vos difficultés.



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